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Sujets: Offres et nouvelles

Quand le trop-plein apaise le vide

Acheter, consommer, jeter ou cumuler sont certainement des réflexes conditionnés, en partie, par le contexte socio-économique. C’est sans aucun doute un des volets fondamentaux à considérer dans une société contemporaine où la stimulation audiovisuelle atteint son apogée. Cependant est-ce là, la principale dimension à considérer? Aujourd’hui, j’aimerais orienter notre réflexion vers notre univers intérieur et nous interroger sur les véritables raisons qui stimulent ce besoin ardent de consommer parfois même dans un état second, déconnecté de nos besoins réels et profonds.

En écrivant ces quelques lignes, mes souvenirs me ramènent à une de mes premières conférences sur l’alimentation, la santé et le mieux-être. Une des participantes m’avait alors posé la question suivante : « Comment pouvez-vous comprendre la pulsion qui nous pousse vers le fast-food, alors que vous êtes née en Afrique, dans un pays où (à l’époque) la culture préconisait une alimentation saine et méditerranéenne? » Un moment de silence résonna dans la salle, et j’ai pris le temps de respirer profondément et de m’ancrer à mon ressenti avant de répondre : « Je comprends votre point de vue. Il est vrai que le contexte culturel, économique et social est moins agressif au Maroc lorsqu’il s’agit de l’alimentation. En même temps, je crois que si nous considérons la sensation de manque d’amour, de tendresse, de douceur, d’affection, de présence, d’attention, d’approbation, de sécurité, de protection, nous vivons la même douleur quel que soit notre environnement extérieur ». J’ai partagé lors de cet évènement, un de mes plus grands apprentissages, un passage de mon histoire à la fois douloureux et tellement lumineux. Puisqu’il m’a permis de réaliser que cette sensation de vide stimule, si nous le choisissons, le désir de découvrir notre univers intérieur, les besoins réels qui se cachent derrière les pulsions et les conditionnements. L’objectif n’est alors plus de consommer mais bien d’apprendre à s’aimer.

La consommation en toute conscience nous invite à ralentir pour être présent et attentif aux raisons qui stimulent l’achat et les conséquences sur ce qui nous entoure, cet environnement qui nous est prêté, que nous partageons avec des milliards de personnes et les générations à venir. Dans un élan d’introspection, ce ne sont peut-être pas les réponses qui sont importantes dans un premier temps. Se poser les bonnes questions démontre souvent clairement les motivations qui se cachent derrières nos réflexes, habitudes et comportements conditionnés depuis des années.

Pourquoi ai-je tant besoin de cumuler de la nourriture dans mon garde-manger? Lorsqu’un article est en promotion, pourquoi j’appuie rapidement sur la gâchette consommation? Ai-je réellement besoin du dernier modèle de téléphone intelligent? Lorsque je mange ou je bois nonchalamment ou urgemment, quels sont donc les malaises ou les situations que je souhaite apaiser, oublier ou ignorer dans ma vie intérieure, familiale, amoureuse, professionnelle ou sociale? Lorsque j’utilise à outrance des matériaux non recyclables sans aucune considération pour la terre et ceux qui y habitent, suis-je réellement dans le respect? Quelle est la place de cette valeur dans ma propre vie? La perception de ma valeur repose-t-elle sur le paraître, les titres, les biens et les possessions? Qui suis-je et quelle est ma richesse lorsque nous considérons le verbe être et nous mettons de côté les verbes faire et avoir?

Nous sommes souvent conditionnés à FAIRE pour AVOIR en espérant un jour ÊTRE. Si nous souhaitons vivre conscients, heureux et en santé, nous avons le courage d’être soi avec tout ce que cela implique comme apprentissages, de moments heureux et aussi douloureux. Dans cet élan spontané, créatif et amoureux, le faire devient une source de réalisations significatives qui contribuent à mon épanouissement et qui nourrissent le sens de ma vie. Avoir est alors une conséquence naturelle qui prend forme autant dans les petits et grands plaisirs et aussi dans ces moments paisibles où l’amour, la joie et la gratitude sont les artisans d’un bonheur profond qui ne peut être ni acheté ni consommé. Ce bonheur se multiplie lorsqu’il est partagé.

Consommer nous apporte un plaisir quasi instantané qui dépend de stimuli extérieurs. Le plaisir, aussi éphémère soit-il, contribue à notre équilibre lorsqu’il est enveloppé par notre présence et notre conscience. Nous sommes alors émerveillés et comblés par ces étincelles qui, à l’image d’un feu d’artifice, brillent dans notre quotidien. Nous ne sommes pas toujours insatisfaits, prisonniers du processus « encore plus, toujours plus ». Que ce soit un expresso, un chocolat, un mets délicat, une coupe de vin, des vêtements, des bijoux, des accessoires électroniques, des produits de beauté, une voiture ou un cinéma maison, tous ces plaisirs n’ont aucun sens lorsqu’ils sont choisis sans conscience. Ils ne peuvent remplacer la joie, cet état qui émerge du plus profond de notre être pour illuminer notre cœur et notre vie. Cette joie qui exprime, pleinement et librement, notre plus grande richesse, l’amour de soi, des autres et de la vie.

Imane Lahlou

Les Augustines et le réemploi: une tradition bien ancrée

Les Augustines ont été de véritables précurseurs du développement durable. Alliant créativité et sens de l’économie, elles réparaient les objets plutôt que de les remplacer, elles réutilisaient contenants et emballages pour leur donner une nouvelle fonction et elles tiraient profit des matériaux qui leur tombaient sous la main pour s’adonner à l’artisanat. Chez les Augustines, rien ne se perd et tout se transforme. De nombreuses pièces d’archives et de collection témoignent de cette tradition du réemploi.

L’un des exemples probants de ce réemploi est la réutilisation des tubes de transfusion utilisés du côté de l’hôpital. Une fois lavés, les tubes étaient utilisés pour la réalisation de différents travaux d’artisanat, tel que la reliure de cahiers. Quelques outils ont d’ailleurs été développés par les religieuses afin de les couper et de les percer efficacement.

Cahier dont la reliure est constituée de tubes de transfusions récupérés, sans date
© Collections du Monastère des Augustines, Hôtel-Dieu de Québec

Les religieuses réutilisaient également les matériaux qu’elles avaient sous la main, provenant du monastère ou de l’hôpital, afin de réparer la vaisselle ébréchée ou fissurée, tel que des bandes de plâtre.

Le papier, denrée précieuse, était pour sa part réutilisé à de nombreuses reprises, comme en témoigne un cahier de calligraphie, transformé en recueil de partitions, une fois celui-ci complété.

Cahier de calligraphie transformé en recueil de partitions, sans date
© Archives du Monastère des Augustines, fonds de l’Hôpital général de Québec

Cahier de calligraphie transformé en recueil de partitions, sans date
© Archives du Monastère des Augustines, fonds de l’Hôpital général de Québec

 

Sujets: Culture

 

Invitation au Cocktail bénéfice du Monastère

Le 6 décembre prochain aura lieu la première édition du Cocktail bénéfice déambulatoire au profit du projet du Carrefour d’innovation en santé globale, une initiative du Monastère pour le déploiement de sa mission sociale. En plus d’un cocktail dînatoire et d’un encan silencieux proposant des activités originales, produits santé, bouteilles de vin rares et œuvres d’art, les participants auront la chance de découvrir Le Monastère et tout ce qu’il abrite d’inédit en ayant accès à plusieurs sections privées normalement fermées au public.

Le billet individuel est au coût de 195$. Un reçu aux fins d’impôts vous sera remis.

Pour plus d’information, contactez Mme Geneviève Leblanc – gleblanc@monastere.ca.

Pour réserver ou faire un don en ligne, cliquez ici.

Sujets: Événements

Développement durable | Vous avez dit «LOHAS»?

Avez-vous déjà entendu parler du mouvement LOHAS? L’acronyme anglais signifie « Lifestyle of Health and Sustainability ». C’est un concept qui a vu le jour au Japon et qui peut se traduire par « Mode de vie centré sur la santé et le développement durable ». Cette nouvelle tendance invite la population à un mode de vie plus sain et durable, et à une consommation consciente.

Les consommateurs LOHAS croient à un développement durable à travers le respect de l’environnement, de la cohésion sociale et de la santé. Ils préfèrent les produits issus d’une agriculture biologique, favorisent le commerce équitable et de proximité, s’intéressent à la santé holistique et cherchent globalement à vivre en harmonie dans leur communauté et leur environnement.

Vous comprendrez que le Monastère des Augustines adhère à ce mouvement avec son souci de réduire ses impacts environnementaux et son souhait de maximiser les effets sociaux et économiques positifs pour sa communauté.

Dès son ouverture en août 2015, le Monastère a choisi de gérer ses matières résiduelles de manière responsable en réduisant à la source certaines matières (notamment par l’utilisation de vaisselle durable ou compostable), en compostant toutes les matières organiques et en recyclant les matières recyclables. Le Monastère tire aussi la majeure partie de son énergie de source géothermique. De plus, le Monastère choisit ses partenaires-fournisseurs en fonction de la qualité des produits, de leur localisation et des valeurs communes. Cela se traduit par des partenaires alimentaires soucieux de pratiquer une agriculture raisonnée ou biologique, des partenaires de services qui se soucient de la qualité des échanges et de leurs services et, enfin, des partenaires dont nous distribuons les produits en boutique avec une grande fierté pour leur qualité, mais aussi pour leur production responsable.

Et vous? Considérez-vous être dans le mouvement LOHAS?

Pour découvrir plus en détail la mentalité derrière LOHAS voir « What is LOHAS? » (site en anglais) ou « LOHAS : la nouvelle avant-garde? » (site en français).

Sujets: Santé Globale

Les pratiques économes des Augustines: un exemple architectural

De l’époque de la Nouvelle-France jusqu’à la moitié du XXe siècle, les habitudes de consommation des Augustines de la Miséricorde de Jésus s’inscrivent principalement dans un esprit d’économie des ressources. L’utilisation des biens va au gré des besoins réels des membres de la communauté. Encore aujourd’hui, rares sont les dépenses superflues. Par ailleurs, qu’il s’agisse de biens matériels ou d’argent, tout appartient à la communauté. Consommer intelligemment relève du vœu de pauvreté que font les Augustines dans le cadre de leur vie consacrée.

Le vœu de pauvreté

L’exercice de la pauvreté, dont le vœu est conjointement signé avec ceux de chasteté et d’obéissance (voir « Le sens du travail chez les Augustines »), conditionne les religieuses à ne pas faire siens les objets en leur possession. Cela signifie qu’elles ne doivent pas s’y attacher, puisqu’il ne s’agit que d’un emprunt temporaire au Christ, et qu’elles doivent demeurer, dépendamment des besoins réels, loin de toute vanité possible. Prenons en exemple les vêtements, qui n’appartiennent pas directement à la religieuse qui les portent. Autrefois, ils n’étaient identifiés que par trois lettres : P, M et G, ces lettres désignant la taille du costume (petit, moyen et grand). Rien n’indiquait sur le vêtement à qui celui-ci appartenait. De nos jours, les costumes sont ajustés à la taille de chaque religieuse. Toutefois, ils sont portés et usés au maximum, généralement jusqu’à ce que leur réparation devienne impossible. Exemple simpliste, mais tout de même significatif de la mentalité augustinienne fondée sur la vertu de pauvreté.

Une économie de béton… ou plutôt de pierre

Jusqu’à la moitié du XXe siècle, le sens de l’économie chez les Augustines se met en œuvre autant par une gestion stratégique des produits agricoles que par la réparation d’objets afin d’augmenter leur durée de vie. De plus, il n’est pas rare que les religieuses récupèrent divers objets pour réaliser des projets d’artisanat ou encore des matériaux pour des projets plus ambitieux, comme la construction d’un nouveau bâtiment.

La récupération architecturale est d’ailleurs une pratique d’économie des plus intéressantes à étudier. Par exemple, les fouilles archéologiques réalisées sur le site du Monastère des Augustines ont permis de découvrir que les voûtes de l’aile du Noviciat, complétées en 1739, contiennent des éléments de bâtiments antérieurs (voir vidéo en fin d’article). Les archéologues de la coopérative de travail Artefactuel pensent, entre autres, que le mur nord du tout premier monastère, dont la construction s’est terminée en 1644-1645, a été utilisé dans la construction d’une section des voûtes actuelles. Ce bâtiment de pierre, possiblement désuet, ne l’était peut-être pas assez pour tout détruire et tout jeter. De plus, une autre section de mur d’un peu plus de 20 pieds repose sur des fondations de ce qui aurait pu être la cave aux œufs (les archéologues y ont trouvé des coquilles d’œufs et des arêtes de poissons). Voilà une belle façon de sauver des matériaux!

Section sud de l’aile du Jardin, entre 1925 et 1940
© Archives du Monastère des Augustines

Toutefois, l’économie est encore plus grande si on intègre complètement un bâtiment à un autre. C’est le cas d’une cuisine, construite en 1647, qui est intégrée en 1739 au bâtiment de 1695-1698. Sa voûte existe toujours et sert aujourd’hui de bureau à des employées du Monastère. Disons que ce n’est pas tout le monde qui peut se vanter de travailler dans un lieu avec autant d’histoire!

Penser l’économie architecturale par l’évolution du site

Pour mieux comprendre cette entreprise de récupération et d’intégration de bâtiments, il faut remettre en perspective l’évolution du site. Tout d’abord, en 1639, les sœurs choisissent de ne pas s’établir sur l’actuel terrain qui leur a été concédé et font cesser la construction du bâtiment en cours. Elles vont plutôt fonder leur premier monastère-hôpital à Sillery, où elles y vivent de 1640 à 1644. Elles reviennent sur le site actuel de l’Hôtel-Dieu de Québec en 1644 et habitent le monastère après que sa construction soit reprise et complétée. Afin d’éviter tout risque d’incendie de cheminée, une cuisine indépendante est construite en 1647, à quelques pas au nord du monastère. Des annexes s’ajoutent progressivement aux côtés est et ouest de cette cuisine, ainsi que d’autres bâtiments, comme une chapelle, un chœur et des parloirs.

En 1694, les religieuses décident d’agrandir leur monastère. Cela aboutit à la création du monastère de 1695-1698, constitué alors de l’aile des Parloirs (aujourd’hui appelée l’aile du Jardin) et d’une demi-aile, qui deviendra ce qu’on appelle maintenant l’aile du Noviciat. L’intérêt de cette construction tient dans le fait qu’elle a été pensée en fonction de la disposition des autres bâtiments déjà présents sur le site. La demi-aile de 1695-1698 est ainsi bâtie contre la cuisine de 1647 et son annexe. Dès lors, lorsqu’il est décidé d’intégrer ces bâtiments à la demi-aile, les voûtes de cette dernière sont terminées en utilisant une partie des structures antérieures à celles de 1695-1698. Bien qu’il soit difficile de visualiser ces changements architecturaux, cela rend plus facile de s’imaginer les raisons économiques derrière les méthodes de récupération structurelle.

L’agrandissement de 1739 n’est d’ailleurs pas le dernier exemple de réutilisation de composants architecturaux orchestrée par les Augustines. En effet, un incendie ravage le monastère et l’hôpital de l’Hôtel-Dieu de Québec en 1755. Les murs et les voûtes de pierre du monastère sont alors repris pour reconstruire intégralement la résidence de la communauté en 1756-1757 (mais il faudra attendre 1825 pour l’ouverture d’un nouvel hôpital!). Cette nouvelle version du monastère a ainsi duré près de 260 ans, à laquelle ont été ajoutés d’autres bâtiments selon les besoins de la communauté.

Un monastère réhabilité pour durer

Un bon exemple contemporain de réutilisation architecturale chez les Augustines est sans aucun doute le changement de vocation des deux plus anciennes ailes du monastère. Les travaux de réhabilitation, réalisés entre 2013 et 2015, ont permis de leur donner une nouvelle vie, cette fois-ci non confessionnelle, mais somme toute inscrite dans une continuité avec le passé. L’objectif était double : préserver ce lieu historique tout en le transformant en un lieu de mieux-être et de culture.

Voûte haute de l’aile du Jardin depuis les travaux de réhabilitation réalisés sur les bâtiments
© Monastère des Augustines

Un fait des plus intéressants, voire des plus fascinants, est que l’actuel Monastère des Augustines n’aurait pu exister sans les religieuses. Conscientes de la réduction et du vieillissement de leurs effectifs, ces dernières ont réfléchi à l’avenir de la communauté et de son patrimoine religieux, médical et social. Les Augustines ont ainsi orchestré les premières démarches pour perpétuer leur mémoire, mais aussi pour servir la population autrement. Il paraît donc vraisemblable de croire que leur esprit d’économie, toujours ancré dans leur système de valeurs, ne les a jamais abandonnées. De plus, une telle entreprise est une bonne preuve de leur grand talent de visionnaires et surtout de gestionnaires.

Découvrez ci-dessous certaines des trouvailles architecturales réalisées lors de fouilles archéologiques sous le Monastère :

Source : Fiducie de patrimoine culturel des Augustines

Références

Dufaux et al., Le monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Relevés et analyse architecturale, mars 2007.

François Rousseau, La croix et le scalpel. Histoire des Augustines et de l’Hôtel-Dieu de Québec I : 1639-1892, Québec, Septentrion, 1989.

Nathalie Gaudreau, Archéologie au Monastère des Augustines, conférence, 22 et 29 août 2015.

Sujets: Culture

L’importance de la vitamine D

Saviez-vous que les dernières recherches démontrent une carence en vitamine D à travers le monde, et ce, même si elle est plus marquée dans les pays nordiques? Cette petite perle précieuse nous étonne encore par ses multiples fonctions dans notre organisme. Elle est depuis longtemps reconnue pour son rôle essentiel dans le métabolisme osseux, la minéralisation des dents et le renforcement musculaire.

 

D’un point de vue biochimique, elle participe à la fixation du calcium et du phosphore dans l’intestin. Aujourd’hui, la vitamine D est également reconnue pour ses effets sur l’énergie, la dépression, l’immunité et l’inflammation. Dans le cas de l’ostéoporose, elle est naturellement en chef de file des facteurs à considérer. 

Le manque d’ensoleillement n’est pas la seule raison qui explique l’insuffisance observée à travers le monde. Outre les pathologies médicales telles que l’insuffisance pancréatique, une maladie hépatique (foie) ou le cancer, une carence en vitamine D peut être causée par l’alimentation, la malabsorption intestinale, l’alcoolisme et la sédentarité. Dans les pays nordiques, un supplément de vitamine D3 est conseillé à la fin de l’automne et tout au long de la saison hivernale si vous êtes sujets à la dépression, la fatigue ou aux infections chroniques. Prendre un supplément n’est cependant pas suffisant pour pallier une insuffisance en vitamine D. Il est également essentiel de réviser notre alimentation et notre mode de vie pour stimuler le métabolisme et l’immunité, et favoriser l’absorption intestinale, la régénération des organes et le renforcement musculaire.

Voici quelques aliments riches en vitamine D : saumon, truite, thon, hareng, œuf, champignons de Paris, laits végétaux enrichis en calcium, etc.

Les poissons comme le saumon, le thon et le hareng sont d’excellentes sources de vitamine D

Pour une recette riche en vitamine D, cliquez ici!

Sujets: Santé Globale

Recette au saumon riche en vitamine D

La vitamine D est essentielle pour une vie pleine d’énergie. Elle occupe aussi une place très importante dans le métabolisme osseux ou encore dans le renforcement musculaire (voir « L’importance de la vitamine D »). Dès lors, je vous propose une recette de saumon, riche en vitamine D. Pour quatre personnes.

Ingrédients :

4 filets de saumon
1 zeste de citron et jus d’un demi-citron
2 cm de gingembre frais râpé
¼ cuillère à thé de gingembre en poudre
1 gousse d’ail hachée (facultatif)
1 cuillère à thé d’huile d’olive
Quelques feuilles de basilic émincées
Sel de mer et poivre rose
Chauffer le four à 200 °F

Préparation :

Laisser mariner le saumon 30 minutes avec le jus de citron, le zeste de citron, l’huile d’olive, le sel de mer et le gingembre.

Déposer délicatement dans un plat et ajouter le basilic et poivrer au goût.

La cuisson lente permet de préserver les nutriments. Prévoir 30 à 45 minutes selon l’épaisseur des filets de poisson.

Savourez!

Imane Lahlou
Directrice, Expérience santé globale

Sujets: Recettes

Lire, découvrir et partager: Pensouillard le hamster

« Il s’appelle Pensouillard. C’est un hamster. Un tout petit hamster. Il court. Dans une roulette. À l’intérieur de votre tête. Vous fait la vie dure. Vous la rend même impossible, parfois. Euh. Souvent.*

Certains jours, il court plus vite que d’autres. Certaines nuits, il vous empêche carrément de dormir. « Personne ne me comprend. » « Que vont-ils penser de moi? » « J’aurais donc dû! » « Pourquoi elle a un chum et pas moi? » « Pourquoi tout le monde y arrive et pas moi? » Pauvre, pauvre petit hamster.

Derrière le tapage incessant de Pensouillard se cache votre ego – celui-là même que les guides de croissance personnelle vous apprennent à cajoler. Face aux petits bobos et aux gros tracas de la vie, il vous fait souffrir, vous leurre, vous empêche d’être libre. Comment le remettre à sa place?

Dans un style vivant et plein d’esprit, le Dr Serge Marquis vous invite à observer les mouvements de votre ego. À vous amuser de ses pitreries. Puis, à ralentir pour trouver la paix. Étape par étape, l’auteur vous guide dans une aventure inattendue, celle de la décroissance personnelle. Une démarche à contre-courant à la fois divertissante et libératrice. Car un petit pas de moins pour Pensouillard, c’est un grand pas de plus pour vous. »

*Texte tiré de la quatrième de couverture.

Livre disponible aux Éditions Transcontinental.

Sujets: CultureSanté Globale

Terre de repos pour 5 000 âmes: les cimetières de l’Hôpital général

La superficie de la paroisse Notre-Dame-des-Anges, qui abrite le Monastère des Augustines de l’Hôpital général de Québec, représente, de nos jours, 0,04 km2. On y dénombre cinq cimetières distincts où reposent près de 5 000 âmes. Mis à part le cimetière principal, les cimetières secondaires sont situés sous l’église, sous le chœur des religieuses, dans la cour intérieure du monastère et à l’extrémité sud-ouest du jardin de la communauté. Chacun, à leur manière, raconte une histoire qui nous permet d’en apprendre un peu plus sur le patrimoine funéraire de la région de Québec.


La genèse de ces cinq cimetières remonte au temps des Récollets, premiers détenteurs du territoire de Notre-Dame-des-Anges, qu’ils ont acquis du premier colon français Louis Hébert. Ce cimetière civil, nommé alors Saint-Charles, est érigé dès leur arrivée en 1620, à côté de leur église, à l’emplacement du présent presbytère. Louis Hébert, lors de son décès le 25 janvier 1627, y est d’ailleurs enterré[1]. Les corps ont finalement été transférés en 1710 en l’emplacement du plus ancien cimetière encore visible à Québec, celui de la paroisse Notre-Dame-des-Anges. Peu d’informations existent sur les individus enterrés dans ce cimetière, puisque les archives des Récollets ont été détruites en grande partie par un incendie en 1796.

Le cimetière principal du territoire de Notre-Dame-des-Anges acquiert son statut paroissial en 1721. Dès lors, toute sépulture est enregistrée dans les registres de la paroisse. Ce cimetière, qui portera le nom de cimetière des Pauvres à ses débuts, est un carré de terre de 21 025 pieds carrés. C’est dans cette partie du cimetière que sont enterrés les soldats de la guerre de Sept Ans et qu’a été transféré, de la chapelle des Ursulines à un mausolée, le corps du Marquis de Montcalm en 2001. Un premier agrandissement vers le nord est effectué en 1938. Cette situation est unique, puisqu’elle implique l’inclusion d’une partie des fosses anglaises dans un cimetière catholique. Lors des batailles des plaines d’Abraham et de Sainte-Foy, les religieuses soignent les protestants et les catholiques, français et anglais, sans distinction et avec le même dévouement. Lorsqu’il est question d’enterrer les morts, l’Église ne permet pas que les protestants soient mêlés aux catholiques. Ceux-ci sont donc inhumés au nord-est du cimetière des Pauvres. Plus tard, en 1941, lorsque la Ville de Québec effectue des travaux d’aqueduc à cet endroit, la découverte de plusieurs ossements est rapportée dans les journaux. La Ville de Québec est de nouveau impliquée dans la tenue du cimetière, lors de sa réduction de 1949 : 77 corps sont exhumés pour permettre l’élargissement de la rue Saint-Anselme. Finalement, c’est en 1957 que le cimetière s’élargira pour la dernière fois vers le sud pour prendre la dimension qu’on lui connaît aujourd’hui. C’est en 1981 qu’a eu lieu la dernière inhumation.

Vue panoramique du cimetière de la paroisse Notre-Dame-des-Anges
© Audrey Julien, 27 octobre 2017

Si le cimetière de l’Hôpital général de Québec est bien visible de l’extérieur, deux autres cimetières encore existants sont cachés à la vue : le cimetière sous l’église, où reposent 123 âmes, ainsi que le cimetière dans la cour intérieure, réservé prioritairement aux religieuses avec 342 sépultures. Lors de la construction du nouveau chœur des religieuses en 1727, la décision est prise de transférer les corps des religieuses enterrées dans l’ancien caveau du chœur précédent, devenu trop exigu pour les besoins de la communauté. Trois exhumations ont créé un vent de curiosité au sein de la population environnante. Le 3 juillet 1727, monseigneur l’évêque de Québec dépêche le médecin du Roy, Michel Sarrazin, à l’Hôpital général de Québec pour inspecter ces corps. Les mères Marie-Anne Trottier de Sainte-Hélène (décédée le 4 mars 1703), Madeleine Soumande de la Conception (d. 11 février 1703) et Louise Soumande de Saint-Augustin (d. 28 novembre 1708) se sont avérées être, selon plusieurs témoins, d’une conservation miraculeuse. Après avoir consulté son collègue chirurgien du Roy et avoir effectué des études poussées, le docteur Sarrazin conclut ses constatations de la manière suivante : « … j’avouray ingénument que le fait est très problématique, mais que s’il faloit cependant décider, je ne pourois moins dire sinon qu’il y a de l’extraordinaire, et je pourois peut-être sans témérité en dire davantage[2]». Les Jésuites, qui ont aussi admiré les corps, affirment que « ces personnes ont été d’une éminente sainteté[3]». À la demande générale, les corps sont exposés dans le monastère pendant 15 jours, et plusieurs personnes viennent admirer les religieuses. Elles sont, par la suite, enterrées dans ce caveau sous le nouveau chœur. Ce ne fut toutefois pas leur dernière exhumation.

En octobre 1852, les religieuses prennent la décision d’installer un système de chauffage à eau chaude. À la mi-décembre de la même année, une odeur pestilentielle se fait sentir dans le chœur des religieuses. Les religieuses pensaient avoir pris toutes les précautions nécessaires en déplaçant les corps situés à l’avant-chœur. Malheureusement, la chaleur émanant des fournaises les oblige à exhumer les 75 corps inhumés depuis 1727 pour les transférer dans la cour intérieure bénite en 1802. Cette bénédiction met fin à sa fonction première qu’est d’approvisionner en plante médicinale l’apothicairerie. En 1958, le chœur doit être démoli. À cette occasion, les derniers corps présents sous le chœur sont exhumés pour être mis en terre dans la cour intérieure.

 Vue panoramique du cimetière de la cour intérieure du monastère de l’Hôpital général de Québec
© Audrey Julien, 27 octobre 2017

Cette même année, l’espace de la cour intérieure devenant trop restreint, la communauté décide d’ouvrir un nouveau cimetière, encore en activité aujourd’hui, à l’extrémité sud-ouest de leur jardin. En 1997, lors de la fermeture du monastère de l’Hôtel-Dieu de Lévis et du transfert de ses membres à l’Hôpital général, une décision importante est prise afin d’effectuer l’exhumation des sœurs enterrées à Lévis pour les transférer dans le cimetière des religieuses à l’Hôpital général, leur nouvelle terre d’accueil. Une stèle où sont inscrits les noms des 105 religieuses de Lévis commémore cet événement. Aujourd’hui 238 personnes religieuses ont trouvé le repos éternel dans ce havre de paix.

Cimetière des religieuses à l’extrémité sud-ouest du jardin de la communauté
© Audrey Julien, 27 octobre 2017

Le patrimoine funéraire de l’Hôpital général est des plus riches et le rapport que les Augustines ont avec la mort est également un sujet fort intéressant. Je vous invite donc à poursuivre sur ce thème par la lecture du texte « La mort au monastère des Augustines » disponible sur le site Internet du Monastère des Augustines.

Pour en savoir plus :

BRONZE, Jean-Yves. Les morts de la guerre de Sept Ans au Cimetière de l’Hôpital-Général de Québec, Les Presses de l’Université Laval. Québec, 2001, 190 pages.

O’REILLY, Sœur Hélène. Monseigneur de Saint-Vallier et l’Hôpital Général de Québec, C. Darveau Imprimeur-Éditeur, 1882, 743 pages.

OURY, Guy-Marie, Monseigneur de Saint-Vallier et ses pauvres 1653-1727, Les Éditions La Liberté, Québec, 1993, 185 pages.

SIMARD, Jean. Cimetières, patrimoine pour les vivants, Les Éditions GID, Québec, 451 pages.

[1] Selon les annales du monastère de l’Hôpital général de Québec, le corps de Louis Hébert est exhumé en 1678, soit 8 ans après le retour des Récollets, à la suite de leur départ pour fuir l’arrivée des frères Kirke en 1629, et est transporté dans la cave de l’église des Récollets en Haute-Ville de Québec. Fait intéressant, selon diverses sources, le monastère des Récollets en Haute-Ville de Québec n’est érigé qu’en 1680. Les sources primaires sont inexistantes quant à l’emplacement réel de la sépulture de Louis Hébert.

[2] Certificat du docteur Sarrazin attestant les faits survenus le 3 juillet 1727, Archives du Monastère des Augustines, Fonds du Monastère des Augustines de l’Hôpital général de Québec

[3] Procès-verbal sur les corps trouvés récemment à l’Hôpital général de Québec, 20 juillet 1727 par le prêtre de la Chasse missionnaire de la compagnie de Jésus, Archives du Monastère des Augustines, Fonds du Monastère des Augustines de l’Hôpital général de Québec

Sujets: Culture