S’inspirer des premières hospitalières pour réapprendre à prendre soin

Au moment de  réhabiliter leur monastère, les Augustines ont souhaité que leur vocation de soigner des malades migre vers le « prendre soin » de celles et de ceux qui prennent soin. Leur vision s’est traduite au Monastère des Augustines par l’offre d’une hospitalité solidaire aux accompagnateurs de malades, du répit pour les proches aidants et le développement de périodes de ressourcement dédiées aux soignants professionnels, c’est-à-dire pour ceux et celles qui prennent soin ou qui sont aux services des personnes malades ou vulnérables.

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Comprendre le dévouement des proches aidants

Les proches aidants sont des gens se dévouant à l’appui quotidien d’un être cher vivant avec une incapacité physique ou mentale nécessitant une attention et des soins particuliers, que ce soit un conjoint, un parent, un enfant, un membre de la famille ou un ami. Grâce aux proches aidants, ces personnes souvent malades ou en perte d’autonomie réussissent à vivre à leur domicile le plus longtemps possible. Chez les aînés nécessitant une assistance continue, environ 85% des soins sont assurés par des proches aidants non rémunérés.

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La proche aidance, un défi de bienveillance de longue durée

« On peut résister à tout, hors à la bienveillance, et il n’y a point de moyen plus sûr d’acquérir l’affection des autres que de leur donner la sienne. »                                   Jean-Jacques Rousseau 

Cette année, la Semaine des proches aidants a lieu du 6 au 12 novembre. En 2012, au Québec, le quart de la population de 15 ans et plus, soit environ 1 675 700 personnes, est un proche aidant. Ça veut sûrement dire que chacun de nous en fréquente parfois sans le savoir! Paradoxalement, souvent ces gens dévoués ne se reconnaissent pas eux-mêmes. Un proche aidant est une personne qui investit du temps, sans rémunération, pour fournir des soins et du soutien réguliers à une personne en perte d’autonomie. On devient un proche aidant quand une personne de notre entourage a besoin d’aide. Quand on s’engage à prendre soin, à être présent souvent pour que cette personne vive à son domicile. Ce nouveau rôle apporte beaucoup de changements dans les habitudes de vie du proche aidant. Bien que la réalité de chacun d’eux soit différente, leur engagement auprès d’un aîné, d’un adulte ou d’un enfant malade ou vulnérable peut mettre leur vie en veilleuse. Que ce soit par amour, par compassion ou pour assumer des responsabilités, le proche aidant peut s’oublier lui-même, s’isoler, se décourager, se culpabiliser ou s’épuiser. C’est tout un défi d’être bienveillant dans la durée, dans la routine ou devant la perte graduelle d’autonomie de la personne dont on prend soin.

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Les soignants : héritiers naturels des Augustines

 

En plus d’avoir marqué l’histoire des soins au Québec, les Augustines sont de remarquables visionnaires. On n’est pas près de les oublier! Ces femmes avisées ont perçu que leur mission ainsi que leur patrimoine matériel et immatériel autrefois consacré au service des malades pouvaient aujourd’hui s’adresser à celles et ceux qui prennent soin. Les soignants, ceux dont le métier ou la profession est de prendre soin des gens malades ou vulnérables, apparaissent comme leurs héritiers naturels.

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