Portrait d’une ambassadrice : Danielle Houde

Crédit photo : courtoisie

Le Cercle des ambassadrices du Monastère des Augustines est un réseau de femmes accomplies, qui désirent contribuer à assurer la pérennité et la mise en valeur du patrimoine des Augustines, soutenir la mission sociale de mieux-être des individus, et faire rayonner l’offre du Monastère auprès des membres de leur entourage.

Ce mois-ci, nous vous présentons le portrait de Danielle Houde, médecin de profession et une femme engagée dans sa communauté.

Quel est votre parcours professionnel? 

Intéressée par la santé, j’ai fait un bac en biologie, mais j’ai vite réalisé que je souhaitais être en contact avec les gens. Lorsque j’étais petite, mon père était médecin de campagne à Saint-Marc des-Carrières. À tout moment du jour et de la nuit, les gens arrivaient chez nous comme on arrive aujourd’hui à l’urgence. J’ai toujours eu une admiration pour la façon dont il faisait son travail, il semblait toujours avoir du plaisir à pratiquer.

J’ai donc choisi de poursuivre mes études en médecine et je travaille depuis 25 ans comme médecin de famille à Courcelette, où les familles des militaires de la base de Valcartier habitent. Aujourd’hui, je m’occupe beaucoup des femmes et des enfants des militaires.

Qu’est-ce qui vous touche dans l’offre du Monastère et qu’est-ce qui vous a inspirée à devenir ambassadrice? En tant que soignante, êtes-vous touchée par l’œuvre des Augustines?

Ce qui me touche beaucoup est la préoccupation du bien-être d’autrui autant du côté spirituel que du côté physique et émotionnel. Par la nature de mon travail, ça me rejoint beaucoup de voir que la santé globale est proposée ici. Dès le moment où je suis entrée dans le Monastère, j’ai ressenti la paix et le calme, qui m’étaient un peu familiers en raison de mes moments de pensionnaire à Jésus-Marie.

Devenir ambassadrice était aussi une occasion de donner au suivant pour m’impliquer et donner de mon temps, pour peut-être changer quelque chose. Femmes de cœur et de tête, Les Augustines ayant été les premières infirmières, je ne peux vous cacher que j’ai beaucoup d’admiration pour elles. Lorsque je suis rentrée dans le chœur, c’était en même temps que sœur Claire; sa bonté, sa douceur et la vulnérabilité de ses années d’existence m’ont rappelé les 98 ans de ma grand-mère que j’ai tant aimée et qui a beaucoup pris soin de moi.

Qu’est-ce que c’est pour vous le don et la philanthropie?

Le don c’est de donner au suivant. J’ai eu la chance de recevoir beaucoup, alors je trouve que c’est normal de donner de mon temps et de mes compétences à autrui. Je trouve que c’est aussi de reconnaître que chacun a quelque chose d’unique à apporter. Par mon travail, c’est très important de mettre l’humanité au premier plan et d’améliorer le sort de mes semblables.

Quel a été le moment le plus marquant de votre vie?

Selon moi, la plus belle chose qui a été donnée aux femmes sur terre est la possibilité de donner la vie. Quelle merveille! La naissance de mes deux fils est sans contredit les deux évènements les plus marquants de ma vie. Il y a entre mes fils et moi une tendresse, une qualité d’attention qui ne peuvent s’effacer ni avec l’âge ni avec la distance. Même s’ils étudient tous les deux à Montréal, notre relation est toujours aussi riche.

Qu’est-ce qui vous passionne?

La vie en général! J’ai hérité de ma grand-mère, l’Amour de la vie. Elle était extrêmement positive et elle a mordu dans la vie durant ses 98 ans de vie. Également, l’humain me passionne! J’aime apprendre des nouvelles choses en voyageant et en rencontrant des nouvelles personnes. De plus, la nature et particulièrement le contact avec l’eau m’apporte un grand réconfort.

Ma mère m’a transmis sa passion des fleurs et de la cuisine et mon père sa passion pour les sports et la médecine!

Si vous pouviez retourner dans le passé, quel message livreriez-vous à la jeune femme de 20 ans que vous étiez?

Rien ne se produit tant qu’on ne le décide pas. Profite de la vie sans abuser de rien, en restant en équilibre, en ayant la force d’être en équilibre avec toi-même. Je lui dédierais aussi le poème de Maya Angelou; un poème écrit par une femme pour les femmes.

Une citation qui vous inspire?

Patience et courage valent mieux que force et rage.

Quand vous avez besoin de détente, que faites-vous?

Prendre mon thé matcha tous les matins pour débuter ma journée. Chaque saison m’apporte ses outils de détente. L’hiver, faire du ski au Massif pour admirer et contempler le fleuve. L’été, le vélo et le golf m’amènent une paix d’esprit.

Quels sont vos prochains défis?

Prendre le temps quotidiennement pour méditer. J’ai fait beaucoup de lecture sur la pleine conscience et je veux l’appliquer au quotidien dans ma vie.

Je vois souvent des patients qui souffrent de dépressions et je suis sensible à la fragilité de la vie. Je souhaite donc continuer à nourrir mon amour pour la vie, ce qui est un défi parce qu’il y a plusieurs évènements qui peuvent nous déstabiliser. Je souhaite donc apprendre à méditer et apprécier chaque moment dans ma vie.