Venez explorer la collection photographique des Augustines!

 

Dans le cadre du colloque Le patrimoine des communautés religieuses. Empreintes et approches, organisé par la Chaire Fernand-Dumont sur la culture, qui aura lieu les 2 et 3 juin prochain au Monastère des Augustines, l’historienne-archiviste responsable du Centre d’archives, Geneviève Piché, présentera une conférence sur le patrimoine photographique des Augustines de Québec.

Endormies au fond de tiroirs depuis déjà plusieurs décennies, tapies dans des albums photos dont plus personne ne tourne les pages, les photographies des Augustines de Québec n’attendent plus que de croiser le regard des chercheurs pour se remettre en vie et raconter leur histoire. Et elles se comptent par milliers! Méconnues des archivistes comme du grand public, ces photographies sont pourtant les documents d’archives qui réussissent le mieux à évoquer des souvenirs et à témoigner d’un passé, à faire revivre des pans entiers de l’histoire des hospitalières de Québec. Mais que peut-on tirer exactement de ces photographies du quotidien des religieuses, de ces représentations de bâtiments et de quartiers, d’hôpitaux et de patients, de cérémonies religieuses et politiques, de paysages ruraux et urbains? Il est grand temps de mettre en valeur ces documents. Après tout, la photographie est le miroir et la mémoire d’une société, d’où l’intérêt qu’elle suscite chez toutes les générations de Québécois.

 

Dans le cadre d’une subvention accordée par Bibliothèque et Archives Canada, le Centre d’archives du Monastère des Augustines a eu l’opportunité de numériser plus de 5 000 documents photographiques de la collection de L’Hôtel-Dieu de Québec et de l’Hôpital général de Québec, des années 1850 aux années 1950. Ce riche patrimoine archivistique retrace l’évolution de la communauté religieuse, au gré du développement socioéconomique de la société québécoise, et dépeint son œuvre auprès des pauvres et des malades, en suivant les avancées de la science médicale. La numérisation de ces archives va non seulement permettre d’améliorer leur conservation, mais aussi de mettre à la disposition de la société une partie de l’héritage documentaire que lui a récemment légué la communauté des Augustines.