Les Augustines et le réemploi: une tradition bien ancrée

Les Augustines ont été de véritables précurseurs du développement durable. Alliant créativité et sens de l’économie, elles réparaient les objets plutôt que de les remplacer, elles réutilisaient contenants et emballages pour leur donner une nouvelle fonction et elles tiraient profit des matériaux qui leur tombaient sous la main pour s’adonner à l’artisanat. Chez les Augustines, rien ne se perd et tout se transforme. De nombreuses pièces d’archives et de collection témoignent de cette tradition du réemploi.

L’un des exemples probants de ce réemploi est la réutilisation des tubes de transfusion utilisés du côté de l’hôpital. Une fois lavés, les tubes étaient utilisés pour la réalisation de différents travaux d’artisanat, tel que la reliure de cahiers. Quelques outils ont d’ailleurs été développés par les religieuses afin de les couper et de les percer efficacement.

Cahier dont la reliure est constituée de tubes de transfusions récupérés, sans date
© Collections du Monastère des Augustines, Hôtel-Dieu de Québec

Les religieuses réutilisaient également les matériaux qu’elles avaient sous la main, provenant du monastère ou de l’hôpital, afin de réparer la vaisselle ébréchée ou fissurée, tel que des bandes de plâtre.

Le papier, denrée précieuse, était pour sa part réutilisé à de nombreuses reprises, comme en témoigne un cahier de calligraphie, transformé en recueil de partitions, une fois celui-ci complété.

Cahier de calligraphie transformé en recueil de partitions, sans date
© Archives du Monastère des Augustines, fonds de l’Hôpital général de Québec

Cahier de calligraphie transformé en recueil de partitions, sans date
© Archives du Monastère des Augustines, fonds de l’Hôpital général de Québec