Trouvaille du mois – Notre-Dame Auxiliatrice

Tous les mois, les équipes de la Réserve muséale et du Centre d’archives du Monastère sélectionnent un objet parmi le riche patrimoine matériel légué par la communauté des Augustines. En vedette, ce mois-ci, une statuette religieuse du 17e ou 18e siècle.

Notre-Dame Auxiliatrice
Artiste inconnu
Bois et peinture
17e ou 18e siècle
© Collections du Monastère des Augustines, Hôtel-Dieu de Québec

Cette statuette représentant Notre-Dame Auxiliatrice, que l’on reconnaît grâce au sceptre qu’elle tient dans la main, aurait autrefois servi pour les processions en l’honneur de la Vierge Marie qui se déroulait mensuellement au monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec. Bien qu’on ne connaisse pas sa date de fabrication exacte, la tradition orale raconte qu’elle aurait été sauvée de l’incendie qui a ravagé le monastère en 1755.

Procession de religieuses en l’honneur de la Sainte Vierge à l’Hôpital général de Québec, vers les années 1950. (HG-A-26.16.1.1.5)
Fonds Monastère des Augustines de l’Hôpital Général de Québec
© Archives du Monastère des Augustines

Dans le Cérémonial  – livre regroupant les règles observées pour les cérémonies et autres rituels religieux – de 1935[1], on peut lire que la procession de la Sainte Vierge se tient le premier dimanche du mois ainsi que les jours de fête qui lui sont dédiés. Un ensemble de gestes et de chants sont réalisés au cours de cette procession. Les postulantes, les novices et les sœurs professes y participent et se suivent en rang. En début de marche, une religieuse tient une croix et deux acolytes tiennent chacune un chandelier. Lors des jours ordinaires où se tient la procession, l’officiante porte la statue de la Sainte Vierge. Lors des fêtes de la Sainte Vierge, cette statue est portée par la supérieure ou par son assistante, dépendamment de la classe de ladite fête. Les processions en l’honneur de la Vierge Marie ont fait partie des rituels des Augustines jusqu’au Concile Vatican II.

Procession de religieuses en l’honneur de la Sainte Vierge à l’Hôpital général de Québec, vers les années 1950. Une religieuse tient une croix de procession et deux postulantes tiennent chacune un bougeoir. (HG-A-26.16.1.1.1)
Fonds Monastère des Augustines de l’Hôpital Général de Québec
© Archives du Monastère des Augustines

Au monastère de Roberval, par exemple, une telle procession se déroulait tous les premiers dimanches du mois. À ces occasions, les religieuses se réunissaient et parcouraient les divers étages du monastère afin de bénir le bâtiment et ses occupants. La sœur supérieure était à l’avant du cortège et tenait dans ses mains une statuette de la Vierge Marie, entourée d’un voile bleu. La procession se dirigeait également vers l’hôpital deux fois par année, soit à la fête de l’Assomption du 15 août et à la fête de l’Immaculée Conception du 8 décembre, afin d’y bénir les patients.


[1]« Ordre pour les processions de la Sainte Vierge », dans Cérémonial des Chanoinesses régulières hospitalières de la Miséricorde de Jésus de l’ordre de S. Augustin, 1935 (imprimatur), p. 39-40.